samedi 27 septembre 2014

La Cité des Anges


Ni moi ni Danielle n’avions jamais entendu parler en bien de Los Angeles par ceux et celles qui prétendaient l’avoir déjà visitée. Toujours les mêmes commentaires négatifs : une circulation ultra dense qui rendait tout déplacement impossible, une ville laide, nous disait-on, sans relief avec, en plus, le taux de criminalité le plus haut des USA. Voilà ce qu’on nous disait !

C’est donc avec beaucoup d’appréhension et de craintes que nous avons commencé notre visite. Nous y avons passé une semaine.

Finalement, nous avons trouvé que Los Angeles est une très belle ville, animée comme c’est pas possible, divertissante et vraiment intéressante. Nous avons visité les Studios Universal (cinéma), Disneyland, Muscle Beach (là où on rencontre les gars les plus musclés de LA, fréquentée jadis par Arnold), Rodeo Avenue avec les boutiques les plus dispendieuses et excentriques des USA...
Pour magasiner ici, il faut prendre rendez-vous. Sinon, on fait du lèche-vitrine...
 
Nous avons visité aussi le Dolby Theater (remise des Oscars), Hollywood et les quartiers cossus de Belair et de Beverley Hills dont les maisons sont gardées et surveillées dans des enceintes clôturées. Nous avons, bien sûr, fait de la plage à Malibu et avons flâné dans les rues piétonnières de Santa Monica by night pour notre anniversaire de mariage. Nous y avons d’ailleurs soupé dans un excellent  et authentique resto italien. Wow ! Nous ne nous y sommes jamais ennuyés, loin de là.
En ce qui concerne le trafic, on s’est toujours déplacés en camion à travers les Mercedès, Lotus, Massaretti, Bentley et autres voitures de luxe, la plupart du temps en dehors des heures de pointe mais aussi sur l’heure du trafic. En dehors des heures de pointe, ça allait super bien et, durant les heures de pointe, c’était moins pire qu’à Montréal qui est, de loin, la ville la plus encombrée et la moins bien pourvue d’autoroutes que nous connaissions. En fait, nous avons trouvé, depuis le début de notre voyage, que les trois pires villes en termes de circulation sont Montréal (et de loin), Seattle et Vancouver. Mais Montréal mérite le 1er prix des pires réseaux routiers. Et tant qu’à faire, parlons un peu de l’état des routes. Au Québec, l’hiver magane nos routes. Mais rassurez-vous car, en Alaska, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest, c’est le permafrost. En Californie, les routes ne sont pas plus belles. Et savez-vous pourquoi ? Les tremblements de terre ! Le gazon semble toujours plus vert dans le pré d’à-côté mais en pratique, nous avons, tous, des problèmes routiers. MAIS… s’il y a une chose bien évidente au Québec, c’est que notre réseau routier est clairement sous-développé, particulièrement à Montréal et à Québec. Seattle est une ville sensiblement de la même grosseur que Québec mais vous y trouverez plusieurs autoroutes urbaines de 5 voies de chaque côté. Malgré tout, c’est la ville la plus encombrée d’autos.

Revenons à Los Angeles ! La ville est composée de 83 villes fusionnées, chacune ayant son cachet. Pas beaucoup de gratte-ciels.

Los Angeles : sa richesse économique est équivalente à celle du 8e pays dans le monde !
 
Le quartier le plus cossu ? Belair. C’est là que l’on retrouve les plus grosses et les plus riches maisons de Los Angeles. C’est la ville où il y a le plus de gens riches aux USA. C’est là que notre cher Bernie Ecclestone (propriétaire privé unique de la F1) possède la maison la plus dispendieuse de Los Angeles (83 M $), tout juste à côté du propriétaire de Playboy.

 
C’est à Universal Studios que nous avons vécu les émotions (peurs) les plus fortes du voyage, notamment lorsque nous sommes entrés dans un « tour » qui nous a précipité en plein centre d’un film de Transformers, en 4 dimensions. On voulait mourir tellement on se sentait minus à travers tous ces méga robots. C’est débile et surréaliste ! On a assisté aussi à un film de Shrek (Shrek 4) en 4 dimensions aussi : 3 dimensions standard + mouvements de nos sièges, jets d’eau et souffleries. Ex.: si la dragonne éternue, on reçoit des jets d'eau en pleine face ou si elle vole, on reçoit du vent. Si Shrek tombe par terre, ça donne un puissant coup sur notre banc, etc. À couper le souffle !

Disneyland ? Moins d’émotions que dans Universal Studios mais c’est beaucoup plus beau, plus riche en couleur et en finition de tous genres et beaucoup plus grand que Universal Studios. C’est un monde fantastique pour les familles et les enfants. Les files d’attente sont, par contre, très longues et… il fait chaud (beaucoup trop chaud). Mais c’est vraiment très bien faits. D’un luxe exceptionnel. Les boutiques de souvenirs vendent des souvenirs d'excellente qualité.

Malibu ? C'est comme dans les films mais la plage était vide car, ici, les gens disent que c’est l’hiver. Mort de rire, là ! Il fait même pas 90 degrés et ils gèlent comme des cretons. Nous, on en a profité. Les vagues sont énormes et l’eau de la mer aux environs de 78 degré.

Malibu

Le prix des maisons à Malibu : rien en bas de 1 M $ et, souvent, il faut le dire, les maisons sont petites et loin d’être jolies.
Température ? Il ne pleut jamais, il fait chaud, chaud, chaud, bien que les gens d’ici gèlent.  C’est parfait pour venir passer l’hiver ici mais, en été, c’est beaucoup trop chaud. C’est d’ailleurs ici, en Californie, près de Yosemite Park, que notre camion a « chauffé » pour la 1ère fois : il faisait 40 degré F, des côtes abruptes et interminables avec une charge de 7 000 lb en traction. On a enlevé l’air climatisé, on a parti la chaufferette et le tout s’est rétabli. On nous a dit que c'était courant ici.

En passant, on peut regarder la télévision quand on arrête aux stations-services pour faire le plein d'essence. Il y a des télévisions sur le dessus des tanks.


Départ pour San Diego maintenant.
Gilles et Danielle

vendredi 26 septembre 2014

Yosemite et Sequoia

Nous avons passé 6 jours aux alentours du Yosemite National Park. Ce n’est pas tant que le parc nous intéressait à ce point mais plutôt que nous n’avions pas le choix (encore une fois) car nous ne pouvions avoir de terrains de camping avant cette date dans le coin de Los Angeles. Les terrains de camping de la Californie sont sur-achalandés durant les fins de semaine. Il faut faire avec, comme on dit. Remarquez que c’est quand même agréable de flâner ainsi. Ça nous permet de faire des haltes de détente et de découvrir des choses que nous n'avions pas prévues.

Yosemite a livré la marchandise : nous avons vu les fameux séquoias géants. On a beau se dire que ce sont de gros arbres lorsqu’on voit des photos, on reste estomaqué en les voyant de nos yeux. Ils sont vraiment IMMENSES. Ce qui frappe, c’est qu’ils sont toujours situés dans des endroits où il y a déjà des arbres d’une grosseur fort respectable. À travers une forêt de pins jaunes dont le diamètre moyen peut facilement être de 20’’ à 24’’ de diamètre et où on est surpris de leur grosseur, on voit soudain apparaître un super gros arbre à l’écorce orange brûlée qui fait passer les gros pins pour de simples allumettes. Les séquoias sont si gros que les plus gros arbres des autres espèces paraissent ridicules à côté d’eux. Et la différence n’est pas minime. Il y a les séquoias et… tous les autres petits arbres de la forêt. Les séquoias sont si gros que leur écorce est ignifuge. Les feux de forêt leur permettent de se multiplier en faisant éclater leurs cocottes qui sont tombés au sol et en brûlant les arbres autour d’eux, ce qui leur fait encore plus d’espace et de lumière pour grandir. Comme s’ils avaient besoin de cela en plus ! Ce sont des arbres qui peuvent facilement vivre 3,000 ans. En fait, les scientifiques ne connaissent pas la longévité de ces géants. Voyez ces photos :

Vue d'une partie de Yosemite
 
Sequoia de Yosemite
 
Gilles dans un séquoia


Mais c’est au Sequoia National Park, situé à 200 kilomètres du Yosemite Park, que nous avons rencontré l’arbre le plus volumineux de toute la planète : le General Sherman !!! Le plus gros  sequoia de la planète. À 7,000 pieds d’altitude. Une rencontre du troisième type ! On reste bouche bée et contemplatif devant une telle masse. On se sent tout petit à ses côtés, insignifiant même. Les séquoias sont vraiment les rois des forêts. Au diable les sapins !

 
Au pied du Général Sherman

La tête du Général Sherman


Une branche du Général Sherman, tombée il y a quelques années. Cette branche est plus grosse que les pins du parc.

Dans cette partie de la Californie, nous avons encore pu constater la force de leur industrie agricole. Ils sont définitivement des méga-cultivateurs. Des pommiers, des poiriers, des orangers, des oliviers, des vignes de raisins comestibles, des citronniers, des arbres à pistaches, des noisetiers… Ils cultivent de tout, 12 mois par année. C’est bien vrai que la Californie est un méga producteur de fruits et de légumes. Ils ont la température idéale. Ce qui fut notre plus étonnante surprise sont les arbres à  pistaches. On les secoue pour faire tomber les pistaches.

 
pistaches

Arbre à pistaches

 












Une chose qui nous a fait bien rire : l’eau des piscines des campings est généralement autour de 80 degré F. Les Californiens ne se baignent pas dans des eaux « aussi glacés ». Ils préfèrent des eaux de plus de 90 F. Tout le monde nous taquinait parce qu’on aimait « l’eau froide ». Ils sont frileux les Californiens.
Je sais que nous publions un peu tard dans notre voyage mais ...faut faire avec Internet



lundi 15 septembre 2014

Santa Cruz ?!

Notre but, en allant à Santa Cruz, était de profiter de 2 ou 3 jours de plage et de baignade dans la mer. On nous avait dit que Santa Cruz était très renommée à cet effet.

Wouaaaah! Laissez-moi rire ! Santa Cruz n'est décidément pas un endroit pour se baigner. La mer est beaucoup trop froide et la qualité de sa plage ne vaut pas 50% de celle d'Old Orchard. Les plages de l'Atlantique (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse ou Maine) sont, de loin, beaucoup plus importantes que Santa Cruz. On est venu ici pour rien. Par contre...

Monterrey et Carmel-by-the-Sea! Çà, ce sont de belles petites villes balnéaires! Ce sont des villes toutes proches de Santa Cruz. On ne pouvait pas s'y baigner mais quelles belles villes touristiques. Des petits joyaux ! Comme nous avons dû retarder notre arrivée dans le Parc Yosemite parce qu'il n'y avait pas de campings disponibles, on en a profité pour visiter la région à fond. En essence, disons que Monterrey possède, elle aussi, un Fisherman's Wharf, comme à San Francisco. Le Wharf est rempli d'excellents restaurants qui exposent leurs mets principaux dans des assiettes à l'entrée des restaurants. On peut aussi y observer des lions de mer à volonté. Elle possède aussi un aquarium exceptionnel où on peut contempler toute la splendeur des anémones et des méduses. C'est spectaculaire.



 
 
Un restaurant, parmi d'autres, exhibe quelques plats !
 
 
En passant, nous savons maintenant pourquoi il y a tant de légumes et de fruits chez nous en provenance de la Californie. Ce sont des vrais pros de la culture. Des champs à perte de vue et ils utilisent des techniques très avancées pour produire 12 mois par année. On cultive des artichauts, des fraises, des brocolis, des choux, du chou-fleur, du fenouil, etc. Quand on regarde leur productivité et que l'on compare avec le Québec, on se rend vite compte qu'il s'agit de 2 mondes. Voyez :
 

 
 
Carmel-by-the-Sea est la petite ville dont le maire a été Clint Eastwood, pendant quelques années. Les gens rigolent en disant que la moitié de la ville lui appartient. Il n'est plus maire. La Mission de San Carlos est à voir.
 



Mission catholique espagnole de San Carlos

 
 
Carmel-by-the-Sea

 
Demain, nous partons pour le Parc Yosemite, toujours en Californie, où nous pourrons admirer les séquoias géants et deux chutes parmi les plus hautes au monde (près d'un kilomètre de hauteur).

On se reparle.
Gilles

lundi 8 septembre 2014

San Francisco : les 3 derniers jours

Nos 3 derniers jours à San Francisco nous ont permis de voir le Golden Gate Bridge de plus près, de faire un "San Francisco by night", de voir les quartiers de maisons victoriennes, d'admirer les "water-houses" et de flâner dans le quartier hippie.

D'abord, à tout seigneur, tout honneur... le Golden Gate Bridge. C'est le pont qu'on voit se tordre et se fracasser dans tous les films catastrophes américains. Il est long, il est imposant et donne l'impression d'une très grande solidité malgré la simplicité de sa structure. Le pont a été peinturé couleur rouille. En fait, lorsque la ville a voulu choisir une couleur, il a fallu tellement de temps à se décider (comités et sous-comités) qu'après 3 ans, le pont a commencé à rouiller. Un matin, y a un qui s'est mis à claironner que c'est la nature elle-même qui s'est chargé de donner sa couleur au pont. Alléluia ! On a donc décidé de le peinturer couleur rouille. En passant, remarquez, sur la photo, le petit nuage brun dans le brouillard de San Francisco. Ce n'est pas qu'un brouillard. Part of it is a smug !


 
Faire un by-night quand on a plus de 60 ans, ben, euh, ça veut dire qu'on se rend dans la ville pour le souper et qu'on revient vers... 22h30. C'est tranquille, le dimanche soir à San Francisco. Les by-nights se passent toujours dans les bars. Nous, on a marché dans les rues autour de Union Square. Une ville tranquille, pas menaçante pour 5 sous. On en a profité pour prendre le "Cable Car", un tramway préhistorique toujours en activité à San Francisco. Ben l'fun ! Chaque car est opéré par 2 chauffeurs qui disposent de 4 freins à bras pour arrêter le car qui est tiré par des câbles souterrains.
 

 
San Francisco est une très belle ville remplie de maisons victoriennes authentiques. Voyez par vous-mêmes : (cliquez sur les photos pour les agrandir)
 

 
En banlieue, il y a Sausalito, une petite ville où les maisons sont construites sur l'eau, dans la baie même de San Francisco. Ces maisons coûtent une fortune. Les résidents doivent stationner leur auto à l'extérieur, sur la terre ferme. Très surprenant, très beau et original ! Je parie que les ventes de déshumidificateurs sont excellentes dans le coin.
 
 
 
 Me reste à vous parler du quartier Hippie !Si vous voulez voir du monde bizarre, faut vous y pavaner. Même les magasins sont spécialisés hippies (années 50 et 60). On a même photographié la maison où Jimmy Hendrix a passé sa jeunesse.
 
Une paire de jambes ???!!!


Maison de Jimmy Hendrix
 
 Enfin, en conclusion, disons que c'est vrai que San Francisco est une très belle ville. Vous avez ici une qualité de vie exceptionnelle. C'est beau, c'est chaud, y a de la vie partout, des beaux parcs, des beaux magasins, des beaux quartiers, des bons restaurants mais... faut y mettre le prix !
 
Gilles et Danielle