Le retour, de Nashville à la maison, n'a pas été facile à cause de la température. Une tempête de neige dans la région de Buffalo (au bas du lac Érié et Ontario) a laissé plus de 48 pouces de neige. La Highway 90, notre meilleur chemin, a été fermée pendant plusieurs jours. Nous avons dû prendre un chemin de contournement. La température oscillait entre -14F et +2F. L'alimentation en propane a été coupée, probablement due au gel, à la condensation d'eau dans les conduits ou à un bris mécanique. Le chauffage a donc été coupé dans la roulotte, de même que le frigo et le poêle. Avec de tels froids, il n'était plus question que l'on dorme dans la roulotte ou que l'on se fasse à manger sur un poêle extérieur. Nous aurions gelé. Il a donc fallu que l'on se trouve des endroits pour passer la nuit. En passant, les Wal-Mart de l'Ohio n'offrent pas de service de stationnement pour la nuit. Mentionnons aussi que le seul terrain de camping ouvert 12 mois par année n'offrait pas de service de toilettes ou de douches (ni de chiotte). Nous avons donc dû passer les 2 dernières nuits dans des hôtels. Finalement, ce fut la seule mauvaise période de température que nous avons eue durant notre voyage. Nous avons vraiment été très chanceux, côté température, durant tout notre voyage.
Nous avons fait un voyage exceptionnel !!!
Pour moi, les endroits les plus beaux ont été l'Alaska, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et la Colombie-Britannique. Faut aimer la nature, bien sûr !
La ville la plus belle, sans aucun doute, est la Nouvelle-Orléans... avec ses édifices et sa musique. Si vous avez à choisir un seul endroit en Amérique du Nord, optez pour la Nouvelle-Orléans en septembre ou octobre. Vous devez, par contre, aimer la musique, la danse, le jazz, le blues et... l'atmosphère des bars où vous n'êtes pas obligés de consommer.
La meilleure température : la Californie. Mais... c'est l'endroit où le coût de la vie est le plus cher !!!
Ce que j'ai vu de plus spectaculaire ? Les grottes de Carlsbad ! C'était la première fois que je voyais des grottes aussi gigantesques et spectaculaires.
Mes plus chers souvenirs sont l'Alaska (incluant la rencontre avec mon ami Justin Kapella), les glaciers de l'Alberta qui ont fait le bonheur de Danielle, Gold Beach (Guillaume et Cindy), San Francisco avec son Pier 39, le quai de Monterrey, les plages de San Diego, toutes, des villes de Californie, les lumières de Las Vegas au Nevada, Death Valley avec ses températures extrêmes de désert, Albuquerque et sa culture mexicaine, les canaux de San Antonio au Texas, la musique de la Nouvelle-Orléans en Louisiane et la musique, également, de Nashville au Tennessee.
Le prix de l'essence, au USA, est très bas. On a payé entre 2,59 $ et 3,69 $ par "gallon". Wow ! C'est, au pire, moins de 0,80$/litre.
Il est vrai que le réseau routier américain est, de loin, beaucoup mieux développé que chez-nous. Les routes sont plus belles et plus larges. Montréal, à mon avis, est la ville la plus désavantagée en termes de réseau routier en Amérique du Nord.
Partout, nous avons rencontré des gens sympatiques, de bonne humeur, accueillants et respectueux. La culture anglophone (Canada ou USA) est festive et communautaire. La famille y est très valorisée.
La culture américaine est fascinante avec son patriotisme et ses "famous around the world". Il est vrai que les USA ont beaucoup à offrir pour tous les touristes.
Ce soir, à Québec, je suis dans mon atelier de sculpture en train de ramasser les copeaux du jour. Tout le stock a été remisé et la roulotte est rangée. Çà fait du bien d'être à la maison de temps en temps. Çà fait du bien de revenir chez soi.
Gilles
lundi 24 novembre 2014
samedi 15 novembre 2014
Nashville, Ohio
Wow ! Quelle belle surprise avons-nous eue à Nashville !
Nashville est comme New-Orleans : le Music District de
Nashville est comme le French District. Il y a des musiciens partout dans les
bars et dans les rues. C’est très animé. Mais, il y a quelques différences cependant :
-
Nashville est le royaume du Country alors que New-Orleans
est le royaume du jazz.
-
Les rues du French District de New-Orleans sont
plus étroites et les maisons sont beaucoup plus belles alors que les rues de
Nashville sont très larges et les immeubles sont moins beaux.
-
Contrairement à Nashville où on ne sent rien, à
New-Orleans, sur la rue Bourbon, ça chlingue...
À choisir entre les deux, nous préférons tout de même New-Orleans
mais, qu’on se le dise, Nashville est assurément, aussi, une très belle ville
de musique. On peut entrer dans n’importe quel bar, s’asseoir et regarder n’importe
quel show sans être obligé de prendre de la boisson. Personne ne vous harcèlera
parce que vous ne prenez pas un verre de boisson ou une bière. Mais ne vous
méprenez pas, les gens boivent autant à Nashville qu’à New-Orleans et les gens
dansent partout dans les bars. À chaque coin de rue, des musiciens de toutes
sortes vous surprendront.
Vive Nashville ! Vive New-Orleans !
Demain, nous devons hiverniser la roulotte, la préparer pour
le gel, et nous prendrons la route vers Colombus, Ohio. Nous pensons arriver à
Québec le 19 ou le 20 novembre. Le voyage a été magnifique mais nous serons
bien contents de nous retrouver à la maison.
Nous pensons que ce blogue sera le dernier de notre voyage.
Merci à tous ceux et celles qui nous ont suivis par le web
et qui nous ont fait part de leurs suggestions et commentaires.
À bientôt !
Gilles et Danielle
lundi 10 novembre 2014
Louisiane (partie 2)
Nous avons passé 2 nuits à Bâton-Rouge. Donc, nous avons eu une seule journée de visite. Bien que le vieux Capitole soit un édifice remarquable, nous n'avons pu trouver rien d'autre qui aurait pu nous y retenir. Plutôt fade, cette ville.
Par contre, nous avons réservé 5 nuits à New-Orléans. Notre première journée de visite nous a très rapidement convaincu que, de tout le voyage, New-Orléans est très certainement LA VILLE à visiter si on veut avoir du plaisir. Les villes de Californie sont bien belles mais ce n'est rien à comparer avec New-Orléans. Cette ville est dans une classe à part pour plusieurs raisons : d'abord, le French District, le quartier le plus visité, est d'une beauté remarquable avec ses vieilles maisons à balcons. Ensuite, Bourbon Street est une rue avec une atmosphère permanente de carnaval. Il y a des bars partout avec des orchestres de tous genres (jazz et blues mais aussi rock, hard rock et metal). Les gens chantent, dansent et boivent tout au long de cette superbe rue, jour et nuit. L'atmosphère est à la fête. Tout le monde sourit et rit. Il y a des amuseurs publics et des musiciens partout dans les rues. Nous n'avons jamais rien vu de comparable, même pas durant le Festival d'été de Québec. Plusieurs n'aiment pas Bourbon Street car ils considèrent que c'est trop bruyant et que ça sent mauvais (le vomi, bien entendu). Tout ça, c'est vrai mais nous sommes passés en novembre et il faisait relativement froid. En juillet, à 90 F et avec le taux d'humidité, l'odeur doit être insoutenable mais nous vous assurons que vous ne pouvez pas vous y ennuyer. Nous pensions qu'il faisait toujours chaud à New-Orléans mais nous avons bien vu que ce n'était pas toujours le cas. À la fin de l'automne et à l'hiver, il peut facilement faire entre 32 F et 55 F. Nous sommes tombés dans une vague de froid au moment de notre passage.
Si vous voulez vous amuser et voir une des plus belles villes en Amérique du Nord, venez d'abord ici. C'est pas mal moins loin que d'aller en Californie et c'est pas mal plus l'fun. Attention, il y a une condition : vous devez aimer fêter un p'tit peu. Les gens qui n'aiment pas la musique forte, les cris de joie et les bars.... ne venez pas ici. C'est une ville pour foirer, jour et nuit . Et, c'est fabuleux. Jamais rien vu de tel.
Demain, on prend la route vers le Québec (10 jours de route) mais, avec un arrêt à Nashville.
Par contre, nous avons réservé 5 nuits à New-Orléans. Notre première journée de visite nous a très rapidement convaincu que, de tout le voyage, New-Orléans est très certainement LA VILLE à visiter si on veut avoir du plaisir. Les villes de Californie sont bien belles mais ce n'est rien à comparer avec New-Orléans. Cette ville est dans une classe à part pour plusieurs raisons : d'abord, le French District, le quartier le plus visité, est d'une beauté remarquable avec ses vieilles maisons à balcons. Ensuite, Bourbon Street est une rue avec une atmosphère permanente de carnaval. Il y a des bars partout avec des orchestres de tous genres (jazz et blues mais aussi rock, hard rock et metal). Les gens chantent, dansent et boivent tout au long de cette superbe rue, jour et nuit. L'atmosphère est à la fête. Tout le monde sourit et rit. Il y a des amuseurs publics et des musiciens partout dans les rues. Nous n'avons jamais rien vu de comparable, même pas durant le Festival d'été de Québec. Plusieurs n'aiment pas Bourbon Street car ils considèrent que c'est trop bruyant et que ça sent mauvais (le vomi, bien entendu). Tout ça, c'est vrai mais nous sommes passés en novembre et il faisait relativement froid. En juillet, à 90 F et avec le taux d'humidité, l'odeur doit être insoutenable mais nous vous assurons que vous ne pouvez pas vous y ennuyer. Nous pensions qu'il faisait toujours chaud à New-Orléans mais nous avons bien vu que ce n'était pas toujours le cas. À la fin de l'automne et à l'hiver, il peut facilement faire entre 32 F et 55 F. Nous sommes tombés dans une vague de froid au moment de notre passage.
| Eh oui, il y a plein de mules dans les rues à N-O et... elles sont sobres ! |
Demain, on prend la route vers le Québec (10 jours de route) mais, avec un arrêt à Nashville.
vendredi 7 novembre 2014
Louisiane (partie 1)
Nous sommes arrivés en Louisiane. Nous avons passé par le nord-ouest,
par le village de Natchitoches. Et quel hasard, lorsque nous sommes arrivés, il
y avait une reconstitution d’une bataille historique opposant les Nordistes et
les Sudistes. Ce fut très spectaculaire. Les soldats prenaient leur rôle très
au sérieux et nous avons assisté à une bataille rangée bien orchestrée qui nous
replongeait en plein milieu de la guerre de Sécession, en 1864. Les costumes d’époque,
civils et militaires, étaient très bien faits. Plusieurs citoyens et citoyennes
avaient revêtus leurs plus beaux atours d’époque.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers Lake Charles, une
réserve de chevreuils où les campeurs peuvent nourrir et toucher des chevreuils
sauvages semi-apprivoisés. Le matin, lorsqu’on se lève tôt, des dizaines de
chevreuils arpentent le camping et on peut y voir certains campeurs avec leurs
chaudières de moulées nourrir les chevreuils. Plaisant à voir.
Mais c’est dans la région de Lafayette que nous avons
commencé à goûter la cuisine louisianaise ou cajun. Nous avons dégusté une
soupe à la tortue, une viande qui ressemble un peu à du bœuf entremêlé de gras et
de tirailles. Heureusement que les épices cajuns donnaient un goût « surprenant ».
Nous avons aimé. Ce fut aussi notre premier repas d’alligator, une viande toute
aussi grasse camouflée dans une quiche. Le goût est moins fort que la tortue
mais la viande d’alligator doit être savamment assaisonnée (ou camouflée ?).
Puis, ce fut un « Swamp Tour » dans les marécages
du Lake Martin où notre guide, Butch Guchereau, zoologiste et botaniste, nous a
amené en chaloupe dans les swamps de la Louisiane. Nous avons vu plein d’alligators,
certains plus petits, d’autres énormes, des tortues de toutes les grosseurs,
des ibis, des cormorans, des hérons bleus, des aigrettes and so on. Personne ne
peut nager dans ces eaux sans risquer sa vie. Nous avons pu aussi admirer les
énormes cyprès qui accentuent davantage l’ambiance troublante des marécages. Ce
fut très intéressant.
Par ailleurs, après avoir franchi les montagnes d’Alaska,
franchi les vaux du Yukon, erré dans les dédales de Pike Market de Seattle,
après avoir subi la chaleur torride de Death Valley au Nevada et après avoir
gravi les plateaux les plus élevés du Nouveau-Mexique, nous avons enfin réussi
à prendre en photo une des bêtes préhistoriques des plus terrifiantes. Ce ne
fut pas facile mais nous avons réussi. Nous avons photographié le terrible « Riodontes
Cingulata » vulgairement appelé... le tatou !!!
Nous pensions trouvé des paysages marécageux partout en Louisiane, un climat humide et chaud et plein de maringouins. Et bien ce n'est pas cela du tout cela. La Louisiane de novembre ressemble au mois de septembre de chez-nous avec des chutes de feuilles prématurées. Il fait environ 22 degrés. C'est vert partout. Il y a beaucoup d'arbres matures et de belles campagnes remplies de champs de canne à sucre. Il y a, bien sûr, quelques maringouins mais comme le climat est plus frais en septembre, ils sont moins actifs.
Ce matin, nous partons pour Bâton-Rouge.
samedi 1 novembre 2014
Sur le chemin de Dallas
Non, non... ce n'est pas sur le chemin de Dallas que St-Paul a eu sa révélation, c'est sur le chemin de DAMAS !
Enfin... on trouvait que ça commençait bien pour parler de Dallas !
Enfin... on trouvait que ça commençait bien pour parler de Dallas !
Dallas est une grande ville en croissance permanente à
l’image de Calgary; il y a des chantiers de construction partout en ville et,
par conséquent… des embouteillages. On y construit de superbes autoroutes
urbaines mais aussi des voies de transport rapide, genre train de banlieue. C’est
une grosse ville moderne, très dynamique et très raffinée aussi, il faut bien le dire. Nous y avons trouvé les plus fines épiceries du voyage et des "Total Wines" bien garnis.
Dallas est la ville où nous avons rejoint Dominique et
Nicole pour faire un bout de voyage ensemble. Ce fut de joyeuses retrouvailles.
D’un coup sec, la dynamique de voyage vient de changer. On ne voyage plus en
couple… on voyage en quatuor ! Ça fait changement, ça fait du bien et c‘est
bien agréable ! Ça fait tout drôle de parler en français.
Nous avons rencontré Charles et France, la sœur de Nicole. Ce
n’était pas prévu et ce fut très « douloureux » car nous avons eu mal
aux côtes à force de rire et de rigoler. Quels gens charmants et hospitaliers !
Charles est un cook hors-pair et nous a préparés deux excellents repas à
l’agneau et… bien arrosés... de sauces savoureuses, bien entendu.
Nous en avons profité pour visiter le Musée de John Kennedy
qui a été assassiné ici, à Dallas. Visite très émouvante. Le musée est
construit à l’endroit exact où Oswald a tiré Kennedy. Nous avons pu admirer une
photo géante de John Kennedy composé de 50,000 pixels de sa femme, Jacqueline
Kennedy et, à l’inverse, une photo géante de Jacky Kennedy, composée de 50,000
pixels de son mari.
| Photo gros plan de ses 2 incisives |
Nous n’avions jamais réalisé comment Dallas était restée
traumatisée par cette tragédie et bien des Américains, encore aujourd’hui, boudent
Dallas et la blâment. Et comme disait Charles « Dallas ne mérite pas ça.
Elle est tellement plus que ça ! ». Très triste, tout ça. J’ai même vu un
bouquin intitulé « Dallas, city of shame ! »
Demain, nous partons vers la Louisiane, étape ultime de
notre voyage. Au revoir, John...
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