mercredi 23 juillet 2014

Comment ça va le voyage ?


Ça va très bien ! On fait beaucoup de kilométrage : 10,000 km. jusqu’à présent. Comme c’est la  2e fois qu’on visite ce coin, on se surprend à être moins ébloui que la 1ère fois. On sait quoi visiter et on est plus sélectif. On se concentre sur ce qu’on n’a pas encore vu. Par exemple, on ne visitera pas Seward ou Homer, de charmants petits ports de pêche. On ira plutôt à Valdez et à Juneau  qu’on n’avait pas pu visiter car la mer n’était pas assez bonne.

Côté bouffe ? On mange comme des rois mais, souvent, les heures sont irrégulières à cause des déplacements qui sont souvent d’une durée imprévue. On prévoit 4h00 de route mais, dans les faits, il n’est pas rare que ça dure 6h00 à cause des réparations de route et ici… y en a des réparations. C’est pas mal pire que chez nous (à cause du pergélisol). On a changé le poêle BBQ. On en a acheté un nouveau, plus petit et, surtout, plus facile à nettoyer. On n’a pris que 2 repas de poisson et crustacés jusqu’à présent mais c’est sûr qu’on fera le plein avant de descendre aux USA. Pourquoi je dis ça ? C’est que l’Alaska est le royaume de la pêche (sportive et commerciale). La dégustation de vin est modérée. Le problème, c’est qu’on aime bien le vin mais on se rend compte que ça nous dérange beaucoup sur nos horaires de sommeil. Il fait jour tout le temps et, si on ne regarde pas l’heure, il est facile de se « virer de bord », comme on dit. Garder toute sa tête est important ici. Pas trop quand même.

Le climat ? On ne peut pas dire qu’on s’habitue à la fraîcheur mais c’est très tolérable. On s’habille chaudement; on traîne nos imperméables car la température est très changeante en Alaska. En moins de deux heures, même si le ciel est bleu, ça peut changer radicalement. Certains jours, la différence entre l’ombre et la lumière est très importante. Il peut faire 18 degrés au soleil mais dès qu’on arrive dans une zone d’ombre, la température peut chuter à 8 ou 9 degrés. Pour la 1ère fois aujourd’hui, on a eu droit à un beau ciel bleu à Anchorage. Tellement beau qu’on a pu prendre des photos du Mont McKinley (à partir d’Anchorage), le sommet étant toujours couvert par les vents, la poudrerie et les tempêtes. C'est comme une montagne tronquée ! Et on est à plus de 350 km de distance de la bête.

La roulotte ? Elle nous offre beaucoup plus de confort que prévu. On popotte tout ce qu’on veut, comme à la maison, y compris se faire des biscuits ou des gâteaux. S’il fait froid, on chauffe et… ça chauffe très bien. Rarement peut-on regarder la télé car les ondes ne passent pas. Même chose pour la radio. Par contre, on peut regarder tous les films qu’on a apportés ou en acheter de nouveaux dans les grands centres urbains (Whitehorse au Yukon et Fairbanks et Anchorage en Alaska).
La fatigue ? Oui, c’est fatiguant de voyager tout le temps et, parfois, dans des conditions difficiles (routes de terre, pluie, vents…). Malgré tout, on considère qu’on a une bien meilleure température dans ce voyage-ci. Aujourd’hui, pour la 1ère fois, à Anchorage, on a décidé de prendre ça très relax et de se reposer car on sait que les prochains jours seront plus éprouvants physiquement. Merde ! C’est vrai… j’allais oublier de vous dire que je dois à nouveau me trouver un dentiste. Je me suis petté une dent sur… un morceau de pop-corn ???!!! Vous savez… les pop-corn non éclatés… Comme c’est là, c’est pas ma peau que je vais laisser dans ce voyage-ci, c’est mes dents. Une à une, jusqu’à l’édentement total. Fait chier ! Pis en plus, c’est une dent d’en avant, une incisive.
Mais, somme toute, n’importe qui peut faire de genre de voyage. C’est facile de voyager ici. Tout ce qu’il faut, c’est… DU TEMPS surtout  et un peu d’argent mais… manger à la maison ou manger ici, c’est le même coût si on fait sa propre popotte et si on accepte de ne pas se loger dans les hôtels et de faire du camping, peu importe la forme.

Voici quelques photos de la belle Anchorage :






Gilles

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